Téléphone
+33 6 98 54 14 28
Contact
atelier@kokocabane.com
Info

Lun-Dim, 9.00-18.00

Directions

13 bis rue saint maur

75011 paris

13 bis rue saint maur

75011 paris

Lun-Dim, 9.00-18.00

· · 2 commentaires

Etes-vous un parent (assez) libre?

· · 2 commentaires

Le risque avec les courants de parentalité positive et d’éducation bienveillante, c’est d’être centré sur son enfant au point de ne plus écouter ses propres besoins - chose que l’on souhaite pourtant que notre enfant apprenne. Survient encore l’antagonisme si éloquent de l’expression “fais ce que je dis mais (surtout) pas ce que je fais.”

Alors une fois n’est pas coutume, on oublie un peu nos enfants et on s’occupe de soi. Parce qu’avec les injonctions de la société, celles de notre famille et les accords à trouver dans son couple, on a peut-être perdu notre liberté parentale. Et donc un peu de notre liberté tout court.

Une infinité de possibilités à créer

La liberté parentale réside dans la possibilité de mener sa vie de parent au plus proche de ses convictions en transmettant consciemment des valeurs importantes pour soi à ses enfants. Chacun est libre de mettre en place les règles, les limites ou les repères éducatifs qu’il/elle souhaite dans la mesure où son enfant est respecté dans son intégrité.

La liberté parentale c’est donc la possibilité de dire NON aux propositions éducatives extérieures à la cellule familiale, même si celles-ci sont préconisées par des courants d’éducation positive.

Parce qu’il n’y a pas une méthode à l’éducation mais une infinité de possibilités de vivre en famille en fonction de sa culture, de ses goûts et de ses engagements. 

Faire croire aux parents qu’il existe une seule bonne manière d’éduquer son enfant est un mensonge. Avoir une parentalité libre, c’est donc s’interroger et garder son libre-arbitre parmi les injonctions sociétales quelles qu’elles soient, en ayant confiance en sa qualité de parent bienveillant.

Les injonctions sociétales

Le comble de l’éducation bienveillante est d’imposer un diktat par le biais de discours culpabilisants aux parents. La bienveillance est fondée sur une posture empathique, elle ne peut donc se faire juge auprès de parents qui font certainement de leur mieux.

La quête de la perfection parentale accable plutôt que soutient, fait perdre confiance plutôt qu’éclaire.

Retrouver une liberté parentale consiste à prendre du recul et à se soustraire aux exigences extérieures pour s’en remettre à ses aspirations personnelles en se reconnectant à son potentiel de parent idéal, mais idéal pour soi, pas pour les autres.

Les avis de la famille

Ça serait trop simple si la famille ne s’en mêlait pas. On peut se sentir emprisonné dans un schéma familial qui ne laisserait pas la place à la différence dans la manière d’éduquer son enfant. Etre parent c’est l’occasion de couper des traditions éducatives transmises de génération en génération auxquelles nous n’adhérons pas. Il est possible d’aimer ses parents, frères et sœurs, mais d’avoir des avis divergents, l’essentiel étant de se respecter (surtout lorsqu’il s’agit d’éducation, non?). Si vous vous sentez critiqué dans votre manière de faire, ne vous justifiez pas et donnez-vous l’occasion de faire entendre vos choix.

Les désaccords dans son couple ou ex-couple

Éduquer un enfant c’est bien souvent à deux, que l’on soit en couple ou séparé. Ce qui veut dire qu’il faut composer avec deux histoires familiales et des convictions différentes. Dans le meilleur des cas, on arrive à se rejoindre sur les valeurs fondamentales, sur les valeurs à transmettre, mais le plus difficile est d’être en accord sur la pratique dans le quotidien: éducation traditionnelle paternaliste versus éducation bienveillante et empathique, punitions versus responsabilisation, fessée versus dialogue… Les oppositions peuvent mettre à l’épreuve le couple et retentir sur la liberté parentale de chacun. Pour ne pas se sentir dépossédé de sa liberté, ne renoncez pas à des éléments essentiels à vos yeux et essayez à deux de réinventer de nouvelles pratiques qui seront le fruit de vos opinions respectives.

Sa propre culpabilité

Comme nous n’avons pas assez d’entraves à notre liberté, nous ajoutons à toutes les contraintes externes notre propre culpabilité. Ils ne sont pas rares les parents qui préfèrent sacrifier un peu (beaucoup?) de leur liberté pour passer du temps avec leurs enfants et c’est bien normal. Ce qui est moins bénéfique, c’est quand un parent ne s’accorde plus de temps personnel sans culpabiliser.

Conserver une liberté personnelle en dehors du rôle parental assure une vie de famille bien plus qualitative sur le long-terme que de culpabiliser en prenant du temps pour soi et se ressourcer.

Les enfants ne sont pas toujours en mesure d’entendre le besoin de liberté de ses parents, ce qui peut renforcer le sentiment de culpabilité. C’est une belle discussion à avoir ensemble. Et étrangement, moins le parent culpabilise, plus il est facile pour l’enfant d’accepter ces moments de séparation.

La liberté d’être soi, la liberté de penser par soi-même, la liberté de faire, sont autant d’apprentissages pour un parent que pour un enfant, alors apprenons à être libre ensemble. La parentalité bienveillante c'est être bienveillant autant pour vous que pour votre enfant.

Propositions

  • Faire le point pour savoir si vous êtes suffisamment à l’écoute de vos besoins.
  • Faire le point pour savoir si vous prenez suffisamment de temps pour vous-même.
  • Si la réponse est non, interrogez-vous sur les points bloquant votre espace de liberté.
  • Faire le bilan de sa liberté parentale: vis-à-vis des injonctions sociétales, vis-à-vis de sa famille, vis-à-vis de son/sa conjoint.e, vis-à-vis de son enfant, vis-à-vis de soi-même.
  • Listez les éléments de votre parentalité qui vous rendent fiers, pour renforcer le sentiment de confiance en vous.
  • Listez les éléments que vous souhaiteriez améliorer et prenez conscience que vous êtes en mesure d’y apporter des réponses sans vous tourner vers des livres ou des méthodes de référence.
  • Prenez conscience de votre force parentale, cela vous aidera à gagner en liberté parentale et à vous affirmer auprès des autres (société, ami.e.s, familles, y compris vos enfants) sans culpabiliser.