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Comment aider son enfant à faire par lui-même

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Ecouter, accompagner, soutenir: nous partageons notre vision et nos conseils pour une vie de famille épanouie, légère et gaie, où chacun trouve sa place. Nous enrichissons ici notre concept de Parentalité neutre en questionnant l’autonomie de son enfant.

Vie de famille - Comment aider son enfant à faire par lui-même?

L’autonomie est un principe de base de la philosophie Montessori de laquelle nous nous inspirons tant. La parentalité neutre invite les parents à aider les enfants à penser par lui-même, être lui-même et faire par soi-même.

L’appel de l’enfant

Dès que le tout-jeune enfant est en mesure de s’exprimer, il demande clairement et calmement à ses parents de faire les choses par lui-même: “C’est moi tout seul”. Il ne s’agit pas de la demande d’un enfant parmi d’autres, mais bien de la demande générale de tous les enfants, parce que faire par soi-même répond aux besoins naturels intenses de comprendre, expérimenter et participer, actions indispensables à la bonne construction d’un individu.

Pourquoi l'autonomie est déterminante dans la construction de l'enfant

Lorsqu’un enfant n’est pas entendu des adultes qui l’entourent, deux solutions s’offrent à lui:

Soit il choisit de combattre les entraves qui freinent sa nécessité d'agir par lui-même, alors il ne demande plus mais se fâche et crie “Non, c’est moi!” (ce que l’adulte qualifie parfois de “caprice”); soit il abdique face à l'intimidation de l’adulte qui refuse de l’écouter et ne demande plus, mais devient passif, perd sa curiosité et sa vivacité. 

De cette surdité de l’adulte surviennent quantités de conflits qui divisent parents et enfants. Cela peut sembler anodin pourtant il n’en n’est rien et c’est ici un point essentiel qui se joue pour l’enfant, qui comprend alors du monde soit qu’il faut se battre, soit qu’il est préférable d’abandonner.

Empêcher l’enfant d’agir seul, ce n’est pas lutter contre sa volonté, c’est lutter contre sa nature. 

Comment répondre à la demande de l'enfant

La troisième possibilité que nous pouvons offrir à son enfant, est de répondre à son appel en l’associant progressivement aux activités de son quotidien. L’autonomie ne se décrète pas du jour au lendemain, elle débute doucement en faisant les choses ensemble dans un premier temps.

“Faire ensemble” est une étape importante dans l’acquisition de l’autonomie. En observant, les neurones miroirs  de l'enfant s'enclenchent pour absorber les process et les gestes utiles à la réalisation d'une tâche. Au fur et à mesure que l'enfant construit sa motricité, sa participation et son implication augmentent. On passe de manière progressive d’une coopération collective à la réalisation d'une action individuelle et autonome.

La coopération

Félix, 2,5 ans est en mesure de laver les radis dans l'eau, nous l'aidons à bien frotter afin d'ôter toute la terre, puis il coupe le bout des radis avec un petit couteau de cuisine. Comme il a tendance à vouloir couper beaucoup (pour améliorer sa pratique!), nous l'aidons à poser le couteau au bon endroit, puis il coupe et dépose dans la coupelle, seul. Dans quelques temps il sera en mesure d'apprécier où couper le radis de lui-même.

Les freins à l'autonomie de l'enfant

Qu’est-ce qui empêche un adulte de laisser un enfant entreprendre quelque chose par lui-même?

  • La peur du danger

En effet, dans un contexte dangereux, aucune négociation avec son enfant n’est envisageable et seul l’adulte est en mesure d’agir. Le principe de prudence prévaut. Toutefois, certaines situations nécessitent d’être revues car objectivement peu dangereuses.

Reprenons l'exemple de l’usage d’un couteau de cuisine: de nombreux parents diabolisent le couteau et l'imagination devient fertile quant à inventer toutes sortes de catastrophes. Bien entendu, un enfant qui accède seul et sans veille aux couteaux de cuisine pourrait ne pas prendre la mesure de ses gestes. Toutefois sous le regard bienveillant d'un adulte attentionné, un couteau de cuisine retrouve son usage de base de préparation de la cuisine.

La meilleure manière d’éviter les accidents domestiques n’est pas l’empêchement mais au contraire transmettre une bonne connaissance et une bonne conscience de l’environnement à son enfant. Plus un enfant connaît sa maison, moins un accident est susceptible de se produire.

  • La peur de l’erreur

Les parents trouvent souvent désagréable que son enfant se trompe ou “fasse mal”. Certainement car il est de même pour les adultes.

Pourtant il faut savoir que l’erreur est constitutive du processus d’apprentissage, c'est en se trompant que l'esprit logique de l'enfant se construit. Par ailleurs, lorsqu’un enfant commence à agir seul, il éprouve son courage, sa confiance et sa persévérance qui sont des compétences sociales à forte valeur ajoutée. Empêcher un enfant d’agir seul par peur du résultat peut venir amoindrir sa volonté, sa curiosité et développer au contraire peur de l’échec et abandon.

  • La peur de la maladresse (“bêtise”)

C’est en faisant qu’on apprend à faire, c’est en manipulant que les gestes s’affinent, l’habileté se forge et la confiance se construit. L’adresse n’est pas innée, elle s’acquiert.

En prenant de nouveau l’exemple du couteau de cuisine, vous pourrez être surpris de la rapidité à laquelle un tout petit enfant dès 2 ans, peut comprendre le contexte, la dangerosité de l’outil et le soin requis pour prendre des précautions à l'usage. Bien entendu l’adulte doit rester présent, veiller à la sécurité de son enfant et l’encourager dans son initiative.

Nos propositions pour soutenir l'autonomie

  • Veiller à écouter les demandes d’autonomie de son enfant
  • Veiller à y répondre et commencer à coopérer ensemble
  • Encourager son processus d’apprentissage
  • Encourager à persévérer en cas de maladresse ou d’erreur

On fait quoi pour rattraper le retard si son enfant est déjà grand?

Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre tant qu'on ne force pas le trait et qu'on est sincèrement heureux de partager un moment du quotidien avec son enfant; l'ambiance doit être détendue et ludique.