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Les bases de la "parentalité neutre"* en 4 points

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*La "parentalité neutre" est un concept Koko Cabane


Le concept de "parentalité neutre" incarne l'idéal d'une parentalité qui ne laisserait pas (ou peu) d'empreinte psychologique sur les enfants. Une sorte de parentalité "bio", sans additifs ni perturbateurs, qui nourrit, et ne placerait en la mission du parent que l'accompagnement de son enfant vers son "soi". Une capacité au laisser-être.

Les "mini-moi" c'est bien pour les magazines, pas pour les enfants.

La "parentalité neutre" est une tentative d'épargner - tant que faire se peut - nos enfants de nos jugements, attentes et projections. Mais aussi d'épargner les parents du diktat de l’éducation “positive” à tout prix.

Ma proposition: Récupérez ce qui vous appartient, les passions comme les peurs ! Et observez le chemin qui attire votre enfant en le laissant poursuivre ou abandonner ce que vous transmettez.

Pour initier une posture de la “parentalité neutre”, je vous propose de mettre en place les accords toltèques (1):

1- Avoir une parole impeccable

Choisir les mots que l’on emploie et les consignes que l’on donne pour ne créer ni rapport de force ni influence sur son enfant. Les mots ont un pouvoir sur les maux. (On tire un trait sur le chantage :o) )

Défi : Inspectez votre parole. Tant qu'elle n'est pas impeccable, n'hésitez pas à demander pardon à votre enfant. (Pas un “Désolé” négligeant, mais un sincère “Je te demande pardon”, éponge magique qui efface tout).

2- Ne pas supposer

Utiliser la reformulation est un moyen efficace de mettre court aux hypothèses que nous élaborons, lesquelles sont parfois très éloignées de l'intention de notre enfant. Non seulement notre point de vue est partiel, mais en plus il est subjectif et bourré d'affect (attentes, jugements, peurs...).  

Exemple: O. (8 ans) demande à sa maman pourquoi elle offre un croissant à la baby-sitter alors qu’elle reçoit un salaire. M. - sa maman - s'offusque à l'idée que son fils puisse manquer à ce point de générosité.

Et s'il s'agissait d'un simple malentendu? Il est possible que O. se questionnait simplement sur la logique (avec de l'argent elle peut acheter un croissant) et non sur le principe (partage et générosité). Ou bien d'autres choses encore, on ne sait pas, tant qu'on ne lui a pas demandé.

Défi : Essayez-vous à l’objectivité en laissant votre enfant s’exprimer et en ouvrant des espaces de dialogue pour mieux se comprendre et échanger.

3- Ne pas prendre les choses personnellement

Le fameux “il me cherche”. Hé bien non, pas forcément. Peut-être que c’est nous qui le cherchons? La fatigue vient renforcer ce sentiment paranoïaque et égocentrique. Et si en fait nous n’avions rien à voir avec la situation? Avec un pas de côté la scène peut se transformer.

Défi : Décentrez-vous de vous-même quand il s'agit de votre enfant.

4- Faire de son mieux

Ne pas se juger ni chercher à atteindre la perfection. Se montrer indulgent avec soi-même et ne pas céder aux injonctions de la “super-parentalité”. Porter une culpabilité inquiète les enfants, alors on s’allège et on vérifie nos bonnes intentions, c’est déjà beaucoup.

Défi : Appréciez vos prises de conscience et vos progrès. Vous pouvez-même les partager en commentaires!

P.S: je participe aux défis !

(1) Les quatre accords toltèques, D.M. Ruiz, éd.Jouvence